Le 24 janvier, à l’occasion de la saint François de Sales, saint patron des journalistes, le pape François publie un message pour la 59ème Journée mondiale des communications sociales, organisée en juin prochain. Ce texte s’intitule « Partagez avec douceur l’espérance qui est dans vos cœurs ». Le Saint-Père y dénonce dénonce les « centres de pouvoir » qui contrôlent l’information.
Le pape François dénonce le contrôle des informations par « quelques centres de pouvoir », dans son message pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales, rendu public ce 24 janvier 2025, en la fête de François de Sales, saint patron des journalistes. La publication de ce texte coïncide cette année avec l’imminent « jubilé du monde de la communication » que le pape va présider ces 25 et 26 janvier à Rome, où sont inscrits des milliers de journalistes et communicants internationaux.
En vue de la Journée des communications sociales qui sera célébrée le 1er juin, le pape livre un message intitulé « Partagez avec douceur l’espérance qui est dans vos cœurs », en résonance avec le thème de l’espérance qui parcourt toute cette année de Jubilé – grand événement de l’Église catholique qui a lieu tous les 25 ans. Il cite à ce propos l’écrivain français Georges Bernanos (1888-1948) affirmant que « l’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques ».
« Désarmer la communication »
Dans ce texte, le chef de l’Église catholique dénonce une époque marquée « par la désinformation et la polarisation, où quelques centres de pouvoir contrôlent une masse sans précédent de données et d’informations ». Il déplore l’usage d’informations « fausses ou déformées », le « paradigme de la concurrence », et « la manipulation de l’opinion publique ». Et de regretter : « Trop souvent aujourd’hui, la communication suscite […] la peur et le désespoir, les préjugés et le ressentiment, le fanatisme et même la haine ».
Exhortant les journalistes et communicants à vivre « la responsabilité personnelle et collective envers le prochain », François invite à « désarmer la communication », c’est-à-dire « la purifier de toute agressivité ». « Ne laissez pas les réactions instinctives guider votre communication », prescrit-il en mettant en garde, comme il le fait souvent, contre le « protagonisme » et « l’autoréférentialité ».
François s’inquiète aussi, à l’ère des réseaux sociaux, du « détournement programmé de l’attention par le biais de systèmes numériques » qui influencent l’esprit humain « selon les logiques du marché ». Ces calculs d’algorithmes, met-il en garde, réduisent « la réalité à des slogans ».

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